Gadji, (critique d'un livre)  posté le vendredi 19 mars 2010 11:35

Gadji !
De Lucie Land


‘’Lucie Land passe sa vie à bourlinguer, carnet en poche et sax au dos. A 30 ans, elle s'installe (provisoirement) dans une gare désaffectée, où elle écrit son premier roman, Gadji !’’

‘’Quand mes pieds me brûlent, je dégaine mon pouce en free-lance vagabonde’’ dit-elle.

Une couverture assez sombre mais attirante, le portrait d’une jeune fille rieuse, un titre rouge. Pourquoi pas.

Un résumé comportant un extrait bien choisi du livre. Des images dans la tête.
L’aperçu donne envie de le lire. Faut dire qu’à la base, je suis attirée par ce thème.

Les tziganes, Rrom, Gens du voyage…
Tant de noms pour ce peuple noble et fier.

Exilés, sédentarisé, dérangeant.
Voyages, guitares au coin du feu, grande famille…

Un proverbe Rrom au commencement :
’’Ma putch, val te djives, val te meres – feder si te giliavav.’’
Ne te demande pas si tu dois vivre ou mourir – mieux vaut chanter.

Ne pas se poser de questions. Vivre.
Une héroïne. Katarina. Une histoire en deux parties évolutives séparées par une fracture…

Au début, nous est contée l’histoire du camp en Roumanie, le père musicien partis de temps en temps et trop absent, grandir ‘’comme on respire sans trop y penser’’, lancer des cailloux sur les poules, liberté…

Petite Rrom, Katarina a vécu milles vie. Elle a dansé au son de l’accordéon de son père, « Quand l’accordéon le démangeait, il remontait les bretelles de la bête effleurait une touche comme on se racle la gorge. (…) »
Elle a chanté pour égayer sa grand-mère adorée et muette, entrainé ses remuants petits frères à gagner les concours d’insultes à la décharge publique…

Mais au fond d’elle, Katarina veut apprendre à lire, « elle voudrait tout voir, tout connaître, le monde l’attire éperdument. »…

« Six mois plus tard. Une vieille dame au dos droit comme un poquet est arrivée au village à bord d’une charrette attelée à un bourricot. Des affaires mal ficelés brinquebalaient à l’arrière. (…) Je n’aurais jamais pu imaginer qu’une vieille aussi ridée puisse être la solution à mes problèmes. (…) Zsusza. »


Le Savoir en personne est arrivé. De nouvelles aventures en perspective…

Deuxième partie :
Découverte de Paris chez la Cousine exilé à Paris.
« Mais… devenir une gadji ? Jamais ! »


Un livre qui avance. De temps à autre joyeux, triste… Un bouquin très intéressant sur les vrais Rroms. Ce peuple qui maintenant s’est en partie sédentarisé derrière les autoroutes, la télé dans la caravane multi fonction, et parfois rejeté des autres, encore une réalité aujourd’hui.

J’ai aimé. Par contre, j’ai plus apprécié la première partie que la deuxième à Paris. Style d’écriture agréable. Sinon, c’est une histoire facile d’accès malgré ses 277 pages. À (re)lire.

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Rencontre (idem)  posté le vendredi 19 mars 2010 11:27

Rencontre


Tes pieds aveugles comme les marches d’un escalier,
Immense dans la nuit.
Ta main comme un point d’exclamation,
Route heureuse du destin.
Tes yeux comme le souffle de la neige,
Perçant quand ton regard me croise.
Ta rue comme une habitude,
Un rayon de lumière, ma mémoire s’emballe.
Demain tu seras déjà reparti. Ailleurs.
Je tombe et je meurs. Seule.

VAE 2010, Mars.
Plusieurs étapes aussi....

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L'absent (avec quelques fautes....) (Atelier d'écriture avec un écrivain public au lycée)  posté le vendredi 19 mars 2010 11:13

L’absent


Ce fut une ombre.
L’homme apparut seul sur les rails,
Au lointain, fine silhouette,
Dansant sur les voies ferrées déserte.

Le soleil m’aveugle.
Une publicité par terre,
Sur le papier,
Des mots illisibles vantant les mérites,
D’un objet quelconque,
Peut être une machine à laver à cent dix euros ?

L’obscur fantôme se rapproche,
Stature familière. Je frissonne.

La meute invisible,
Tant imaginé, avec mon frère,
Nous faisant battre
Les cœurs à toute vitesse.

On s’affole et si c’était… ?

Pas de trains, un ivrogne dans un coin,
Désert aride, nous tremblons.

Là-bas où…
Mais si tu avais décidé de revenir ?
Abandonnant Cargos et Iles,
Mer et Océan,
Pour serrer tes fils contre ton cœur.

D’une lointaine étoile,
Si c’était notre père, ce joyeux revenant ?
Tellement lâche et
Loin…

VAE 2010, mars.
Un texte cré en plusieurs étapes,
des vers données, une histoire à écrire,
certains mots supprimés des vers...

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Suite demain  posté le jeudi 18 février 2010 21:45

Jour de crise, un scrabble et les gens qui ne comprennent pas que c’est difficile de jouer la tête l’envers. Un pochette de carte postale, un stylo, vite, je m’évade. Cela donne ça :
(vacances de noël deux mille neuf) (suppressions aujourd’hui d’un seul mot dans le dialogue sinon répétition)


-    Mais encore… ?
-    Un peu de thé ?
-    Volontiers !
-    Citron ou bergamote ?
-    Groseille et macarons.
-    Bien entendu.
-    Je place : arrosoir.
-    Quel joli mot !
-    1, 2, 3, 4, 8. 25 points !

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Le serpent...  posté le jeudi 18 février 2010 21:32

Il était devant sa feuille à s’marrer comme un con. Le Nouveau qu’on l’appelait même si ce n’était plutôt trop vrai. Fallait pas chercher à comprendre. La jeune prof le regardait, atterré. Silence absolu. Une mouche voltait dans la classe en sueur. C’était l’été, il faisait chaud dehors, le bitume brûlait les pieds des flâneurs distrait. La malheureuse bestiole eut la malheureuse idée de se poser sur le bras du Nouveau qui observait les instructions du contrôle de sciences et vies de la Terre en s’esclaffant grassement.
Devoir numéro douze du vingt trois mai deux mille deux. 

Il secoua son bras en grognant et releva la tête, agacé. Il ne comprenait rien à ce fichu exercice. La professeur et les élèves le dévisageait curieusement. Il sut que c’était le moment.

Il détourna le regard pour se baisser vers sa besace posé à ses pied. Bruit de plastique dans son sac de toile. Il se relève un flingue à la main et bute tout le monde en deux secondes trois quart. Bam, bam, bam. Vingt deux balles et pas le temps de fuir. Dix huit élèves, la prof et deux entre ses yeux vert, au tueur. Il n’a épargné personne pas même la belle Fanny morte les yeux ouvert. Pas même lui.

C’était l’été, il faisait chaud.

(écrit le 5/11/09, légérement modifié aujourd'hui)
VAE10

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