Gadji !
De Lucie
Land
‘’Lucie Land passe sa vie à bourlinguer, carnet en
poche et sax au dos. A 30 ans, elle s'installe (provisoirement)
dans une gare désaffectée, où elle écrit son premier roman, Gadji
!’’
‘’Quand mes pieds me brûlent, je dégaine mon pouce
en free-lance vagabonde’’ dit-elle.
Une couverture assez sombre mais attirante, le portrait d’une
jeune fille rieuse, un titre rouge. Pourquoi pas.
Un résumé comportant un extrait bien choisi du livre. Des images
dans la tête.
L’aperçu donne envie de le lire. Faut dire qu’à la
base, je suis attirée par ce thème.
Les tziganes, Rrom, Gens du voyage…
Tant de noms pour ce peuple noble et fier.
Exilés, sédentarisé, dérangeant.
Voyages, guitares au coin du feu, grande famille…
Un proverbe Rrom au commencement :
’’Ma putch, val te djives, val te meres –
feder si te giliavav.’’
Ne te demande pas si tu dois vivre ou mourir – mieux vaut
chanter.
Ne pas se poser de questions. Vivre.
Une héroïne. Katarina. Une histoire en deux parties évolutives
séparées par une fracture…
Au début, nous est contée l’histoire du camp en Roumanie, le
père musicien partis de temps en temps et trop absent, grandir
‘’comme on respire sans trop y penser’’,
lancer des cailloux sur les poules, liberté…
Petite Rrom, Katarina a vécu milles vie. Elle a dansé au son de
l’accordéon de son père, « Quand l’accordéon le
démangeait, il remontait les bretelles de la bête effleurait une
touche comme on se racle la gorge. (…) »
Elle a chanté pour égayer sa grand-mère adorée et muette, entrainé
ses remuants petits frères à gagner les concours d’insultes à
la décharge publique…
Mais au fond d’elle, Katarina veut apprendre à lire, «
elle voudrait tout voir, tout connaître, le monde l’attire
éperdument. »…
« Six mois plus tard. Une vieille dame au dos droit comme un poquet
est arrivée au village à bord d’une charrette attelée à un
bourricot. Des affaires mal ficelés brinquebalaient à
l’arrière. (…) Je n’aurais jamais pu imaginer
qu’une vieille aussi ridée puisse être la solution à mes
problèmes. (…) Zsusza. »
Le Savoir en personne est arrivé. De nouvelles aventures en
perspective…
Deuxième partie :
Découverte de Paris chez la Cousine exilé à Paris.
« Mais… devenir une gadji ? Jamais ! »
…
Un livre qui avance. De temps à autre joyeux, triste… Un
bouquin très intéressant sur les vrais Rroms. Ce peuple qui
maintenant s’est en partie sédentarisé derrière les
autoroutes, la télé dans la caravane multi fonction, et parfois
rejeté des autres, encore une réalité aujourd’hui.
J’ai aimé. Par contre, j’ai plus apprécié la première
partie que la deuxième à Paris. Style d’écriture agréable.
Sinon, c’est une histoire facile d’accès malgré ses 277
pages. À (re)lire.







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